[TEST] La Brother FS40s

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Lorsque j’ai débuté la couture, j’avais en tête une unique obsession : trouver une machine à coudre à la fois fiable, suffisamment robuste, polyvalente, et qui ne coûte pas trop cher.

À l’époque, je n’imaginais pas qu’une machine à coudre puisse coûter jusqu’à 5000 euros, et le simple fait de devoir trouver plusieurs centaines d’euros pour pouvoir commencer à découvrir la couture me fichait la migraine !

Après moult recherches, mon choix s’est arrêté sur la Brother FS40.

Aujourd’hui, cette machine n’est plus trouvable, alors je souhaiterais que nous testions ensemble sa petite soeur et remplaçante : la Brother FS40s.

Les 40 points de couture de la machine

Les fonctionnalités de la machine à coudre

Sur le papier, la Brother FS40s est en tous points similaire à sa grande soeur. C’est une machine à coudre électronique avec 40 points, parmi lesquels 5 boutonnières automatiques. Seuls élément différenciant les 2 machines : le design un peu revisité par Brother, et l’ajout d’un enfile-aiguille bien pratique.

La machine à coudre conserve la possibilité de coudre sans utiliser la pédale de rhéostat. On presse un bouton face à soi, et la couture se lance doucement (éventuellement, fait un point d’arrêt automatiquement), et on appuie à nouveau pour stopper la couture.

On retrouve également la canette transparente, à l’horizontale, qui permet à tout moment de savoir s’il reste suffisamment de fil à l’intérieur pour terminer sa couture.

La canette à horizontal, et transparente, de la Brother FS40s

La machine dispose d’un bras libre, c’est-à-dire qu’une partie du plateau de couture se retire pour rendre la zone de couture la plus fine possible, et pouvoir coudre aisément des pièces tubulaires (comme un ourlet de pantalon, par exemple).

Des réglages pensés pour les débutant.e.s

Une vitesse de couture réglable avec un sélecteur sur la capot de la machine. Pratique si vous débutez la couture et n’êtes pas encore aguerri.e à la pression à mettre dans la pédale. Vous pouvez presser cette dernière à fond, si le sélecteur est en position lente, la machine ira tout doucement. Par ailleurs, quelque soit la vitesse sélectionnée, le démarrage et l’arrêt de la machine sont progressifs. 

Pour sélectionner le point de couture désiré, il suffit de presser les boutons situés en dessous de l’écran LCD. Le bouton de gauche change les dizaines, celui de droite les unités.

L'écran LCD de la machine à coudre

4 autres boutons sont présents à droite du petit écran : ils permettent de modifier la longueur et la largeur du point sélectionné. Et pas d’inquiétudes à avoir si vous avez appuyé sans réfléchir : lorsque vous changez de point, les réglages sont remis à zéro. Ceci peut être un inconvénient, puisque vous ne pourrez pas sauvegarder une taille de point particulier.

Par ailleurs, lorsque vous choisissez un point de couture, l’écran Lcd vous renseigne sur le pied presseur à utiliser. Une lettre apparait, et il vous faut chausser le pied correspondant (la lettre est gravé sur le pied). Cependant, si vous ne changez pas le pied, la machine coudra quand même. Elle ne vérifiera pas que vous utilisez le bon pied de biche.

Une sécurité très appréciable est présente : si le pied presseur n’est pas abaissé, impossible de coudre. Cela évite les accidents de pédale pressée sans faire exprès, ou les coutures avec le pied de biche levé !

Les touches de réglages de la machine

Les points + de la Brother FS40s

  • 40 points de couture, 5 boutonnières automatiques, 2 point de surfil, 1 point invisible.
  • Vitesse max de 750 points/minutes, modulable avec un sélecteur.
  • 7 pieds presseurs fournis avec la machine à coudre : le pied standard, le pied à boutonnières, le pied à faufilage, le pied à monogramme, le pied à fermeture à glissière, le pied pour point invisible et le pied pour bouton.
  • La présence d’un enfile aiguille, pratique.
  • Dispose d’un bras libre.
  • Système de sécurité qui empêche la machine de fonctionner si le pied presseur n’est pas abaissé.
  • Largeur de point max de 7 mm et longueur max de 5 mm.
  • Les griffes d’entrainement s’abaissent, ce qui permet de faire du piquet libre ou coudre des boutons en actionnant simplement un sélecteur à l’arrière de la machine.
  • Un prix de 180€.

Les points négatifs de la Brother FS40s

  • Machine instable : elle a tendance à basculer sur le côté gauche lorsqu’on coud, si on appuie un peu trop sur l’espace de couture. Ce défaut n’empêche pas la couture, mais il faut faire attention.
  • Les épaisseurs lui posent problème : si votre truc, c’est de coudre des gros manteaux bien chauds, ou des pochettes en similicuir, je vous conseille de vous tourner vers une machine plus performante (et probablement plus chère).
  • Le positionnement de la molette de réglage de la tension supérieure, qui gène le regard sur la zone de couture. 

Mon avis sur cette machine à coudre

La Brother FS40s, selon moi, sera idéale comme première machine à coudre. Elle vous accompagnera dans votre découverte de la couture, sans trop vous limiter. Sa prise en main facile, et ses nombreuses fonctionnalités automatiques vous permettront de progresser sans prises de tête et sans réglage compliqués à faire.

Bref, si je devais recommencer la couture depuis 0, avec un petit budget (ou simplement sans avoir envie de dépenser beaucoup sans être certain de ma passion naissante), je choisirai sans hésiter cette machine.

Ma vidéo de démonstration

YouTube video

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Julien

Blogueur compulsif et Papa d'une magnifique petite fille, je découvre les joies de la paternité en même temps que la couture ! Depuis, j'en fais mon métier ! J'ai monté ma marque de vêtements pour enfants avec une spécialité : la salopette !

2 réflexions sur “[TEST] La Brother FS40s

  • Ping : Le Portefeuille - Tuto Couture - I Love DIY - How To DO iT YourSelf

  • 22 novembre 2022 à 9 h 26 min
    Permalien

    Coucou Julien, nouvelle adepte de ta chaîne Youtube (j’adore tes vidéos !), je découvre ton blog et ses articles. Alors LA machine à coudre, une grande question. Et il y a bien plus cher que 5000 euros ! (voir la dernière Janome M17 ou la Brother Luminaire XP3). Moi j’ai commencé avec une Toyota mécanique, car je me suis prise de passion pour le patchwork et j’ai voulu me lancer, j’ai donc pris une machine pas chère, mais pas chère = galère (pour moi en tous les cas) ; je suis donc passée à une Brother Innovis 1800Q, moyen de gamme, mais que je conseillerai pour débuter car elle a quasiment tout d’une grande (ça me rappelle une pub !) et tout ce qu’on peut souhaiter d’automatismes et d’aides sur une machine, et surtout un enfileur d’aiguille automatique (oui j’ai bien dit automatique) le plus performant que j’ai pu rencontrer. Ensuite, je suis passée à une Janome 9450 QCP (le Q autant pour la Brother que pour la Janome signifiant Quilting, donc machines « spécialisées » patchwork, avec table rallonge, quilting mains libres, etc). Mais comme j’étais déçue (les pieds sur la Janome sont énormes, pas pratiques je trouve, mais c’est une 9mm alors que la Brother était 7mm), je me suis offert un super cadeau, une Bernina 790+, la rolls de la machine à coudre, une 9 mm aussi, mais dont les pieds sont bien mieux pensés. Une folie, mais je dois dire que je n’ai jamais vu une machine qui coud des points aussi réguliers que celle-là, qui passe des épaisseurs sans broncher et bien d’autres choses. Bref, tout ça pour dire, que plus on coud, plus on a envie d’encore mieux, enfin c’est mon cas. Voilà, et effectivement choisir une machine à coudre, c’est difficile, surtout qu’il y a de moins en moins de revendeurs où on peut tester des machines, et rarement celles qui nous font envie 😉 Mais quand même, ne pas prendre un modèle trop trop bas de gamme, car forcément à un moment ou un autre, on aura envie de faire plus de choses complexes et on sera vite limités.

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