Quelques uns des pieds presseurs courant, et utiles pour débuter

En couture, il faut prendre son pied, et le bon !

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Ça y est, vous avez enfin investi dans votre machine à coudre !! Hourra ! Elle est livrée avec un certain nombre d’accessoires, dont … différents pieds-de-biche (ou pied presseurs) ! Mais à quoi servent-ils ? Pour faire quoi ? Et comment les utiliser au mieux ?

Il ne vous viendrait pas à l’esprit de mettre des tongs pour escalader l’Evrest ? Ni d’aller à la plage en chaussures de randonnée ? Si vous avez répondu « oui » à ces deux questions, ça ne sert à rien de lire cet article 🙂 Dans le cas contraire, vous pouvez continuer !

Comme le choix d’une bonne paire de chaussures est indispensable suivant l’utilisation qu’on en a, le choix du bon pied de biche est essentiel pour réussir un projet en couture.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un pied de biche ?

Le « pied de biche« , ou « pied presseur« , ou « pied » tout court, est l’élément de votre machine à coudre qui vient appuyer et maintenir le tissu à plat pendant la couture. Sans lui, pas de couture !

Je ne vais pas vous parler dans cette note de tous les pieds de biche existants sur le marché, mais seulement des plus utiles lorsqu’on débute en couture. Vous verrez qu’on se sert beaucoup de certains, les autres étant plutôt gadget selon moi. Et bien que vous utiliserez beaucoup les mêmes, il est important de les connaître et de les différencier pour ne pas ni vous brider, ni vous tromper.

Car, si vous n’utilisez pas le bon pied selon la couture que vous avez à faire, vous risquez au mieux de cassez votre aiguille, au pire de plier votre machine à coudre… Je ne vous le souhaite pas !

Partir du bon pied

Comment différencier les pieds de biche livrés avec votre machine ? D’abord, il y a de forte chance pour qu’un pied soit déjà en place. Il est probable qu’il s’agisse de celui-ci :

Le pied presseur universel :

C’est le pied de base, celui qui permet de faire les points droits, mais également les points zig-zag, et certains points de surfilage ou fantaisie selon le modèle de votre machine à coudre. C’est le pied dont vous allez (normalement) avoir le plus besoin.

Le pied classique de la machine à coudrePied de couture de baseLe point Zig-zag, avec le pied universel de la machine à coudre

Le pied à boutonnières :

Le fameux pied à boutonnièreC’est mon préféré ! Avant de comprendre comment il fonctionne, j’avais une peur bleue de devoir me lancer dans la couture d’une boutonnière. Mais ça, c’était avant !
Avec sa forme si caractéristique, le pied à boutonnières coulisse afin de pouvoir coincer le bouton dont vous voulez faire la boutonnière. Ainsi, la boutonnière exécutée fera la taille exacte du bouton à coudre ensuite. C’est de la magie noire ! Mais son utilisation est particulière. Contrairement à la plupart des autres pieds de biche, la mise en place de ce pied se fait en 3 temps : d’abord coincer le bouton à coudre à l’arrière du pied. Puis accrocher le pied comme n’importe quel autre pied presseur. Enfin descendre le « levier boutonnière » de votre machine. Jetez un oeil aux photos juste en dessous pour bien comprendre le principe, c’est un jeu d’enfant !

Le pied à biais :

Pied pour la pose du biais : le biais se coince dans la partie transparente, et permet une couture rapide et propre.Si vous avez déjà posé du biais, vous avez dû vous rendre compte comme c’était laborieux ! D’abord ouvrir le biais, puis coudre l’envers, puis replier le biais pour coudre l’endroit… C’est long, c’est difficile, bref y’a plus marrant !

Et arrive le pied à biais ! Grâce à cet accessoire, vous allez pouvoir poser votre biais en une seule étape, très simplement. Une fois le pied à biais fixé, il vous suffit de glisser à l’intérieur de celui-ci le biais à coudre et le tissu de l’ouvrage, puis de coudre au point droit.

En règle générale, ce pied n’est pas fourni lorsque vous achetez une nouvelle machine, il faut donc l’acheter à part.

Le pied à surjet (ou overlock) :

Vous n’avez pas (encore) de surjeteuse ? Mais l’envie d’avoir des finitions plus « professionnelles » se fait entendre ? Alors le point de surjet de votre machine est fait pour vous. Et pour le faire correctement, il faut avoir le pied spécial à surjet. Cet accessoire va guider le bord du tissu, de manière à permettre un surfilage parfait (enfin parfait avec une machine à coudre.. Je préfère largement le point d’une surjeteuse). Le principe de ce point : l’aiguille pique à l’extérieur du tissu, puis à l’intérieur plusieurs fois, puis à nouveau à l’extérieur. Cela ressemble au point que vous pourriez obtenir avec un zig-zag, mais en plus construit.

Le pied à surjetLe pied overlock en fonction

Le pied à fermeture à glissière :

Ce pied permet de coudre au plus près des fermetures éclaires que vous voulez poser. Il a la particularité d’avoir deux positions d’accroche : à droite ou à gauche, selon l’emplacement de la fermeture à glissière à coudre. Le point à utiliser avec ce pied est le point droit, tout simplement.

Le pied de couture pour fermeture à glissière

Le pied à ourlets invisibles :

Voici le pied spécial pour ourlet invisibleL’ourlet invisible est une technique délicate à maitriser. Son principe est pourtant simple : il s’agit de coudre un ourlet, qui sera invisible sur l’endroit comme son nom l’indique. Pour que ça soit possible, seul un point sur 5 sera apparent sur l’extérieur. Et pour plus de discrétion, il est conseillé de choisir un fil de la même couleur que le tissu. Disons que le but n’est pas de chercher le contraste avec cette technique !

Pour utiliser ce pied spécial, il faut que votre machine ait le « point invisible« , ou « point caché« . C’est le cas de la machine avec laquelle j’ai débuter, la Brother FS-40 qui en propose deux différents ; un pour les tissus normaux, l’autre pour les tissus élastique. Si vous ne connaissez pas encore cette machine, vous pouvez lire mon article qui lui est consacré.

Le pied à boutons :

Le bouton à coudre est coincer par ce pied particulier.C’est un accessoire qui est resté longtemps au fond de ma pochette, sans que je m’y intéresse vraiment. Pendant 2 ans, j’ai cousu mes boutons à la main, patiemment. Puis un jour, j’ai découvert le pied à boutons ! Ça a changé ma vie !

Le principe de cet accessoire est simple : il faut d’abord mesurer la distance entre les trous du bouton, puis abaisser les griffes d’entrainement de la machine (histoire que votre bouton ne se déplace pas pendant la couture), puis bloquer le bouton à coudre à son emplacement exact, et enfin le coudre avec un point zig-zag ! Chaque point se fait dans un trou, et le bouton tient solidement. L’opération peut sembler complexe (notamment parce qu’il faut s’assurer que l’aiguille tombe parfaitement dans les trous du bouton), mais le gain de temps est certain lorsqu’on a quelques boutons du même modèle à coudre sur un vêtement.

Si votre machine à coudre n’est pas livrée avec un pied à bouton, vous pouvez en trouver un universel ici !

Le bouton est coincé par le pied, puis la machine fait le boulot pour l'attacher solidement

Le pied teflon :

Vous connaissez les poêles teflon ? Elles n’accrochent pas ! Le pied teflon a la même utilité. Il glisse littéralement sur le tissu. Indispensable pour coudre du simili-cuir ou d’autres matières qui accrochent. En acheter un ici.

Et si vous voulez coudre du simili, mais ne voulez pas investir dans un nouveau pied, il vous reste l’option « papier cuisson », à placer sous le pied de biche classique 🙂 Ça fonctionne, mais c’est du bricolage !

Comment changer de pied de biche ?

La 1ère chose, la plus importante : débranchez votre machine ! C’est triste à dire, mais un accident est vite arrivé. Alors si vous ne souhaitez pas vous retrouver avec un doigt transpercé par l’aiguille, prenez ces deux secondes pour débrancher votre machine à coudre ! Ça serait un comble d’aller aux urgences se faire recoudre !

Maintenant que la machine est hors tension :

  • Tournez le volant afin de remonter l’aiguille dans sa position la plus haute.
  • Relevez le pied de biche avec le levier, si ce n’était pas déjà le cas.
  • Appuyez sur le « bouton noir » situé à l’arrière du support de pied de biche pour libérer le pied installé.
  • Le pied de biche est relâché, vous pouvez le ranger et sortir celui que vous voulez installer.
  • Placez le nouveau pied presseur sous le support, de sorte à aligner le crochet du pied de biche avec la griffe du support.
  • Abaissez le levier du pied de biche, doucement, de sorte que le crochet du pied de biche s’enclenche dans la griffe du support.
  • Relevez le levier du pied de biche pour vous assurer que le pied presseur est bien fixé.

Le point droit en couture, le plus courant

Et voilà ! C’est un jeu d’enfant ! Les machines modernes ne nécessitent plus de sortir la boite à outils comme à l’époque de nos grands-mères ! Ne cherchez pas de tournevis pour retirer un pied de biche, ça serait du temps perdu 🙂

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Auteur de l’article : Julien

Blogueur compulsif et Papa d'une magnifique petite fille, je découvre les joies de la paternité en même temps que la couture ! Depuis, j'en fais mon métier ! J'ai monté ma marque de vêtements pour enfants avec une spécialité : la salopette !

5 commentaires sur “En couture, il faut prendre son pied, et le bon !

    patricia

    (9 juillet 2017 - 21 h 20 min)

    comme toujours votre article es superbe juste une petite choses il serait aussi cool de mettre des lien pour acheté mais aussi ceux qui livre en Belgique ce qui es dommage pour moi il y a encre beaucoup d’autre pied de biche qui pourrait être cool

      Julien

      (9 juillet 2017 - 21 h 27 min)

      Bonsoir Patricia et merci de votre commentaire ! Je mets beaucoup de lien pour Amazon, parce qu’en principe ils livrent partout… Ça ne fonctionne pas en Belgique ?
      Et quels sont les pieds de biches que vous avez qui vous pose problème ? Vous pouvez m’envoyer des photos sur contact[@]coutureenfant.fr, j’essayerai de vous aider.
      À bientôt

    CRISTELLE kiki

    (9 juillet 2017 - 22 h 26 min)

    Merci , pour vos connaissances , cela permet de connaitre les outils et techniques au fur et a mesure , d apprendre a petite doses , merci et encore !!!

      Julien

      (9 juillet 2017 - 22 h 30 min)

      Bonsoir 🙂 En fait j’essaye de regrouper sur ce blog ce que je cherchais quand je débutais, il y a 2 ans et demi. Je trouve ça pratique de tout trouver au même endroit, et pas avoir a chercher pendant des heures 😉
      Ravi que ça vous plaise ! À très vite !

    Alicia

    (10 juillet 2017 - 21 h 08 min)

    Je rajouterai deux points à ce très pertinent article :

    – le pied « à entraînement automatique » (je crois que c’est le terme en français) très pratique pour les tissus qui accroche genre velours(« walking foot » en anglais) ou super stretch qui s’étire. Il est généralement volumineux mais très efficace. Pas indispensable quand tu commences mais il simplifie bien la vie celui-là! J’ai appris à m’en servir en bossant pour une couturière pro et ce sera mon prochain investissement pour ma couture perso!

    – le pied à fermeture à glissière est top pour réaliser des travaux précis, pas uniquement pour les fermetures à glissière. Exemple, piqûre de mon dernier top en soie où je voulais rester tout tout près du bord avec une couture au point droit très discrète : https://marquiseelectrique.com/fr/tuto-coudre-un-top-en-soie-contre-la-canicule/

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